Vivre dans un bus en Uruguay

4 Dec 2017

Ça fait maintenant presque deux semaines que nous vivons dans notre bus Brunhilde. C’est vraiment bien d’être dans la nature, de se promener et d’admirer la beauté de cette région si différente de la Suisse et qui en même temps lui ressemble beaucoup.

Beaucoup d’articles que j’ai lus en préparation de ce voyage disent que l’Uruguay est la Suisse de l’Amérique du Sud. Je suis d’accord pour certaines choses, un peu moins pour d’autres.

 

Je n’exagère pas en disant que les prix ici sont presque les mêmes qu’en Suisse. À part la viande, qui est quand même pas mal moins chère, la vie ici n’est pas bon marché. L’essence coûte même plus qu’en Suisse. Les salaires par contre sont bien plus bas qu’en Suisse. Apparemment, comme nous l’avait raconté notre guide à Montevideo, le salaire minimum est de CHF 500.-, la plupart des gens gagnent l’équivalent de CHF 1000.- pour un job à plein temps. Comment font-ils pour vivre ?  En Suisse, je vivais dans une coloc’ et j’arrivais à bien vivre avec 1500.- pour moi toute seule, mais 1000.- pour nourrir une famille ? Je ne comprends pas. Bon, les écoles, les unis, les hôpitaux publics et les musées sont gratuits pour tous !

 

 

Quant à la végétation, il y a pas mal d’arbres et de plantes qui ressemblent aux nôtres, avec comme différence quelques palmiers en plus et du sable un peu partout. On a passé quelques jours dans le village de Barra de Valizas, qui se trouve juste à côté d’un petit désert. C’est un parc naturel avec des dunes de sable, qui sortent directement de l’océan. Magnifiquement incroyable ! Avec le vent constant, on a du sable partout, même dans les moindres recoins de Brunhilde.

 

Ici, on est environ aussi loin de l’équateur que l'est la Sicile. La température est de quelques degrés plus élevée qu’en Suisse (en novembre ici, c’est comme en mai en Europe). Il y a un vent intense, qui ne s’arrête presque jamais et la nuit, il fait encore très froid. Heureusement qu’on a des grosses couvertures, qu’on peut se donner chaud mutuellement et qu’on a des protections sur les fenêtres qui gardent un peu de la chaleur de la journée dans le bus la nuit. Nous n’avons toujours pas trouvé de gaz pour notre chauffage, car les bonbonnes sont différentes dans chaque pays, et ça ne vaut pas la peine d’en acheter une en Uruguay, où on va rester pendant 2-3 semaines seulement. Mais ce qui est chouette, c’est qu’il n’y a presque pas de moustiques et pas de guêpes ! Youpie !

 

Les gens sont beaucoup plus ouverts et beaucoup moins compliqués qu’en Suisse. Personne ne va s’énerver si nous sommes parqués quelque part. En Suisse, les gens sont souvent jaloux. « Si je n’ai pas le droit de faire ça, l’autre n’as pas le droit non plus ». Ici, le gens viennent au contraire nous parler, s’intéressent à notre voyage, sont fier de leur pays et se réjouissent que nous venons de si loin pour le visiter. Ils souhaitent nous aider, nous donnent des conseils… Tellement chouette !

 

J’ai encore un peu de peine à passer la nuit dans la nature. Je sais que nous avons le droit (à part dans les endroits privés), mais j’ai souvent l’impression de déranger quelqu’un, mais justement, ici, personne ne se sent dérangé. Il y a aussi plus de place : L’Uruguay est quatre fois plus grand que la Suisse avec même pas la moitié d’habitants.

 

 

Peu à peu, Stefan et moi rendons le bus plus confortable en ajoutant par exemple des petites étagères à côté de l’évier pour nos brosses à dents ou une ficelle pour attacher le papier ménage. Brunhilde devient non seulement de plus en plus jolie, mais aussi de plus en plus pratique et agréable, c’est chouette !

 

Nous avons deux problèmes, que nous devons essayer de résoudre dans les semaines qui viennent. D’une part, il faut que nous trouvions du gaz pour cuisiner et pour chauffer, ce qui s’avère être plus difficile que ce que nous pensions. En Uruguay, ce n’est vraiment pas facile de trouver des bonbonnes de gaz pour cuisiner dehors. Pour l’instant, nous cuisinons avec de l’essence, mais ce n’est pas très pratique, ça fait beaucoup de fumée et ça sent l’essence. Nous achèterons du gaz en Argentine, vu qu'il ne fait pas encore trop froid.

Puis nous devons trouver une boîte et un porte-bagages à mettre sur le toit pour avoir plus d’espace à l’intérieur du bus. Pas facile à trouver non plus.

 

Toutefois, dans l’ensemble, on est bien, on profite du paysage, du temps libre et du temps que nous partageons. On apprécie tellement d’avoir autant de temps pour papoter de tout et de rien, pour lire, écrire, jouer de la guitare, danser, rigoler, picoler, se promener, être tout nu au milieu de nulle part, faire pipi dans la nature et regarder les magnifiques couchers de soleil. Je suis vraiment très contente d’avoir pris cette décision et d’être ici !

Please reload

Ähnliche Artikel

Unterstütze uns, während du liest

Neue Artikel zu schreiben und unsere Webseite aktuell zu halten ist viel Arbeit und mit Kosten verbunden. Möchtest du etwas dazu beitragen? Lass deinen Computer für uns Monero minen, während du diesen Artikel liest.

Hier erfährst du mehr dazu

Please reload

GoGoBrunhilde auf Instagram

Newsletter

Solcialmedia

  • Instagram - Black Circle
  • YouTube - Black Circle

Login